Avocat « spécialisé en divorce » : la mention
Beaucoup de recherches portent sur un « avocat spécialisé en divorce ». Cette spécialisation n’existe pas sous ce nom. Le certificat officiel le plus proche s’appelle « droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine ». Voici ce qu’il signifie, et ce qu’il ne signifie pas.
Ce que dit la profession
Les avocats peuvent obtenir des certificats de spécialisation délivrés par le Conseil national des barreaux (CNB). La liste officielle des mentions comprend notamment le « droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine » et le « droit des enfants » ; elle ne comporte aucune mention « divorce » (cnb.avocat.fr, page « Les mentions de spécialisation », consultée le 04/11/2026).
Le certificat sanctionne une pratique professionnelle significative dans le domaine et la réussite d’un entretien de validation des compétences devant un jury. Il ouvre le droit d’utiliser le titre de spécialiste.
Qui peut se dire « spécialiste » ?
Seul l’avocat titulaire du certificat peut faire état de la qualité de spécialiste dans le domaine concerné (règlement intérieur national, article 10.2). Un avocat qui traite des divorces tous les jours sans détenir ce certificat ne peut pas se présenter comme « spécialisé en divorce » ou « spécialiste du droit de la famille ». Il peut en revanche indiquer qu’il intervient ou exerce en droit de la famille.
C’est pour cette raison que Deux Chemins écrit « avocat en droit de la famille ». Nous ne qualifions jamais un avocat de spécialiste sans certificat officiel, et nous ne promettons pas de vous orienter vers un spécialiste.
Spécialiste ou pas : est-ce important pour un divorce ?
Le certificat est un indicateur sérieux d’expérience, mais ce n’est pas le seul. Beaucoup d’avocats qui consacrent l’essentiel de leur activité au droit de la famille n’ont pas demandé le certificat. Pour votre divorce, comptent aussi :
- la part de son activité consacrée au droit de la famille, que vous pouvez lui demander ;
- sa connaissance du tribunal judiciaire concerné et de ses pratiques ;
- sa capacité à négocier un accord autant qu’à plaider ;
- la clarté de sa convention d’honoraires et sa position sur l’aide juridictionnelle ;
- son aisance avec les sujets propres à votre dossier : patrimoine, entreprise, dimension internationale, enfants.
Les questions à poser sont rassemblées dans Comment choisir son avocat pour divorcer.
Comment vérifier une mention de spécialisation
L’annuaire du CNB
L’annuaire national des avocats, sur le site du Conseil national des barreaux, permet de rechercher un avocat par nom, barreau et, le cas échéant, mention de spécialisation.
Le site de son barreau
Chaque ordre publie la liste de ses avocats inscrits ; la mention de spécialisation y figure souvent.
La question directe
Demandez à l’avocat s’il est titulaire d’un certificat et en quelle année il l’a obtenu. Une réponse floue mérite une vérification.
Et les sites qui promettent un « spécialiste » ?
Un site ou un annuaire qui présente tous ses avocats comme « spécialisés en divorce » utilise un vocabulaire que la déontologie des avocats réserve aux titulaires du certificat. Ce n’est pas forcément faux pour chacun d’eux, mais ce n’est pas une garantie. Vérifiez au cas par cas.
Questions fréquentes
Un avocat non spécialiste peut-il gérer un divorce ?
Oui. Tout avocat inscrit au barreau peut traiter un divorce. Le certificat de spécialisation n’est pas une condition pour exercer en droit de la famille.
Un spécialiste coûte-t-il plus cher ?
Pas nécessairement : les honoraires sont libres et fixés par convention. La spécialisation n’entraîne aucun tarif particulier.
Existe-t-il une spécialisation pour les questions d’enfants ?
Oui, la mention « droit des enfants » figure dans la liste officielle du CNB. Elle concerne plus largement les droits des mineurs, y compris en matière pénale.
Un avocat qui pratique le droit de la famille
Pratique déclarée et vérifiée, inscription au barreau contrôlée : voir nos critères.
Sources
- Les mentions de spécialisation : cnb.avocat.fr, consulté le 04/11/2026
- Règlement intérieur national, article 10.2 : cnb.avocat.fr